Une app pour barbers avec dégradés et fiches coupe
Tu coupes ou tu formes des barbers, et tu te dis sûrement qu’une app est un gadget de plus à côté de ton Instagram. Franchement, je comprends. Un dégradé se montre très bien en vidéo. Le problème vient après : ton abonné pose son téléphone, prend la tondeuse et ne sait plus quel sabot passe en second. Voici ce que contient notre démo Fade Club, écran par écran, avec ses limites.
Karim BenaliPartnerships Manager (créateurs), màj , 6 min

Une vidéo de dégradé se regarde trois fois
Personne ne réussit un dégradé à la première vision. L’élève lance ta vidéo, repère le geste, arrête, essaie, revient en arrière et cherche le passage où tu changes de sabot. Dans les faits, il passe plus de temps à chercher qu’à couper.
L’app range ça autrement. Les passes sont écrites dans l’ordre, chacune avec son sabot et le geste en une phrase. Ta vidéo reste ta vidéo. L’app, c’est ce qu’on garde sous le pouce pendant que l’autre main tient la tondeuse.
Tu te demandes si ça te prend du temps à remplir ? C’est ton savoir-faire qui nourrit les écrans, et on construit le reste. On règle ça au premier appel.
La tête de profil et ses quatre zones
Premier onglet de la démo : Coupe. Une tête vue de profil, avec le visage, l’oreille et la nuque dessinés. Elle se découpe en quatre zones : nuque, côtés, dessus, barbe. Tu touches une zone, puis tu choisis l’outil, un sabot ou les ciseaux.
La consigne change selon ce choix. Sur la nuque, à la tondeuse : de bas en haut, en geste de C. Aux ciseaux, la même zone devient : sans descendre trop bas. Sur les côtés, on lève l’outil à mi-hauteur ou on suit la forme de l’oreille. Sur le dessus, on va dans le sens de la pousse ou mèche par mèche.
Dessous, l’ordre des passes. Le bouton « Suivre ce plan dans le guide » envoie le tout dans l’onglet suivant.
Cinq dégradés et un sabot par hauteur
Taper, low fade, mid fade, high fade, burst fade : tu connais ces noms par cœur. Le taper est le plus discret : seuls la nuque et le tour des oreilles sont raccourcis, le reste garde sa longueur. La démo le présente comme le plus indulgent, donc le bon pour s’entraîner avant un fade plus haut. Si tu penses autre chose, tant mieux : c’est ton conseil qui prendra sa place.
Le high fade montre tout : la peau apparaît tôt, et la démo dit de prendre son temps sur les dernières passes de fondu. Le burst dessine un arc autour de l’oreille, la nuque et le dessus gardent la longueur. Chaque dégradé a ses étapes écrites, du sabot 0,5 jusqu’aux ciseaux pour raccorder.
L’app ne fait pas le fondu à ta place. Elle dit où lever la lame et quel sabot prend le relais. Le reste, c’est la main.
Chaque technique que tu ajoutes arrive chez tes abonnés en notification, par exemple un dégradé de saison ou un geste que tu n’avais jamais filmé.
Le plan de coupe
Le guide
Le guide avec son minuteur
Onglet Guide : un minuteur, un bouton Démarrer, un bouton Suivante, et on avance passe après passe. Avec des mains pleines de cheveux coupés, on veut un écran qui ne demande rien d’autre.
Avant de commencer, une liste de matériel : tondeuse chargée et lame huilée, sabots 1 à 4 triés, peigne et brosse de nuque, ciseaux, cape et col papier, spray d’eau, miroir de contrôle. Rien d’exotique, mais le miroir de contrôle, on l’oublie.
L’onglet propose aussi un exercice du jour avec un compteur sur 20 passes et un bouton pour en ajouter 5, une série de jours de suite et un carnet de coupes. La démo compte quatre exercices : dégradé de la nuque, raccord des côtés, ligne du contour, ciseaux sur peigne.
Les outils qu’on ouvre entre deux clients
Onglet Outils. Le premier outil liste les passes : les sabots de 0,5 à 8, chacun avec sa longueur en millimètres et son usage. Le 1 fait 3 mm, départ d’un dégradé bas. Le 3 fait 10 mm, transition au-dessus des tempes. Un convertisseur de longueur complète le tout, et il ne propose que les sabots du kit que ton abonné a déclaré dans son Profil.
Un autre outil charge un dégradé directement dans l’onglet Coupe, sans tout reprendre à la main. Un autre règle l’entretien : brossage de la lame après chaque client, huile toutes les trois coupes, une goutte sur la vis des ciseaux, une lame neuve par client pour le rasoir droit.

Conseiller selon le visage et la barbe
Au fauteuil, tu entends : « Qu’est-ce qui m’irait ? » Le client montre une photo et tu regardes son visage. L’outil de style reprend ce réflexe. Tu choisis une forme (ovale, rond, carré, long ou cœur) puis un type de cheveux (raides, ondulés, bouclés ou crépus). L’app propose un dégradé, une longueur de dessus et une barbe.
Dans la démo, pour un visage carré : dessus texturé, côtés nets, et la ligne de dégradé souligne la mâchoire. Pour un visage rond : du volume sur le dessus et des côtés très courts. Pour des cheveux crépus, tondre dans le sens de la pousse limite les poils incarnés. Ce sont des conseils de métier, pas une science exacte, et un visage ne rentre jamais pile dans une case.
La barbe suit la même logique : densité, longueur, sabot par zone, puis une routine en cinq gestes, du lavage à l’huile de finition.
Les fiches clients
L’onglet Clients garde les rendez-vous et les fiches. Tu ajoutes un client avec son prénom, et la fiche reprend le plan de l’onglet Coupe : sa recette exacte, avec un rappel de retour.
C’est le détail qui parle à un abonné qui coupe déjà des clients. Le « comme la dernière fois », tu l’entends tous les jours, et la mémoire d’un fauteuil s’efface vite. Ici, le sabot et la zone sont écrits.
Le rendez-vous reste simple : un jour, une heure, un service. Ce n’est pas une caisse. Qui cherche un logiciel de salon complet ne le trouvera pas ici, autant le dire tout de suite.
Les outils
Les clients
Ce qui ne va pas marcher
Une app ne remplace pas la main. Quelqu’un qui n’a jamais tenu une tondeuse ne devient pas barber en suivant un minuteur : l’app ne corrige pas son geste et ne voit pas sa ligne. La démo rappelle d’ailleurs de contrôler de face dans le miroir.
Je ne te promets ni abonnés ni revenus. Personne ne peut. Notre simulateur donne un ordre de grandeur, et il s’appelle lui-même simulation, pas promesse.
Dernière limite : ta communauté. Si elle vient surtout regarder des coupes plutôt que pour en faire, l’onglet Guide sera le moins ouvert. Tu la connais mieux que nous.
Le contrat sans détour
Tu n’avances rien, 0 €. On construit l’app, on l’héberge et on la fait tourner. Le net est partagé 50/50. Les commissions de store peuvent aller jusqu’à 30 % et sont déduites du net avant le partage.
Le partenariat dure 2 ans, avec une option de rachat pour toi. De ton côté : 1 post et 4 stories par mois avec la mention « Collaboration commerciale ». Si ce n’est pas tenu deux mois de suite, ta part passe à 30 %. Le contrat fait foi, lis-le avant de dire oui.
Pour l’appel de 30 minutes, apporte le dégradé que tu enseignes en premier, avec les sabots dans l’ordre où tu les passes. On le mettra dans l’onglet Coupe.