Une app de langues avec cartes espacées et jeux de rôle
Les vidéos se regardent, les stories se perdent, les mots de la veille s’oublient. Une app peut tenir le fil : un rendez-vous quotidien, des cartes qui reviennent au bon moment, des dialogues à dire à voix haute. Pour qu’elle serve, il lui faut une raison d’être rouverte demain. On s’appuie sur Parlons, notre démo d’anglais, et on ne promet jamais de résultat d’apprentissage.
Julien CostaGrowth & Content Strategist, màj , 6 min

Ce que ta communauté te réclame
Ta communauté a déjà beaucoup de ressources. Il lui manque une routine qu’elle tient. Ses messages demandent par quoi commencer, comment retenir ce qu’on a vu, comment oser parler.
Une vidéo fait bien découvrir. Elle sert moins pour la suite : revoir le mot trois jours plus tard, répéter la phrase à voix haute, comprendre pourquoi une réponse sonne sèche. L’app prolonge ton enseignement entre deux contenus.
Relis tes messages privés et note les trois questions qui reviennent le plus. Elles donnent l’ordre des écrans.
L’onglet Jour
Le premier onglet de Parlons s’appelle Jour. Un cadran affiche l’objectif du jour en nombre de cartes, à côté d’une série de jours consécutifs. Dessous, on trouve le mot du jour, deux raccourcis (le dialogue du jour et le jeu de rôle) et un encart « Le conseil d’Ewan ».
Le mot du jour réunit le mot, sa transcription phonétique, sa traduction, une phrase d’exemple et parfois une remarque d’usage. Pour « to book », la démo précise que « to reserve » existe aussi, mais que « to book » est plus courant à l’oral.
L’abonné ouvre l’app, voit où il en est et commence. Le premier geste ne demande aucun choix.
Cartes en cinq boîtes
L’onglet Cartes montre une carte à retourner. Le mot en français est d’un côté. De l’autre, la réponse en anglais, avec sa prononciation, un exemple et une note. Deux boutons terminent la carte : « À revoir » ou « Je savais ». Même un jour de fatigue, on peut le faire.
Derrière, cinq boîtes aux intervalles de un, deux, quatre, huit et seize jours. Chaque réussite fait monter la carte d’une boîte et l’éloigne. Une erreur la renvoie en boîte 1. C’est la répétition espacée : on revoit souvent ce qui résiste, plus rarement ce qui est acquis.
L’écran « Tes boîtes » montre où sont les cartes. Une session se termine par un récapitulatif, avec la possibilité de refaire les cartes ratées. Toi, tu choisis le contenu des cartes. L’app choisit le moment où elles reviennent.
Écouter sans être noté
Le mot du jour, les cartes et les dialogues proposent deux boutons : « Écouter » et « Lentement ». Dans le profil, l’abonné choisit entre anglais britannique et américain, et peut activer une lecture lente pour bien entendre chaque son.
L’écoute passe par la synthèse vocale de l’appareil. L’app ne note pas la prononciation de l’abonné et ne prétend pas la corriger. Elle l’aide à entendre, à redire à voix haute et à y revenir autant qu’il veut.
Ce que seule une personne qui enseigne peut ajouter, ce sont les notes d’usage. « Le g de allergy se prononce dj », « le th se fait langue entre les dents ». Ces notes donnent à l’app une voix, ce qu’un dictionnaire n’a pas.
Les cartes
Le dialogue
Dialogue puis jeu de rôle
L’onglet Dialogue propose trois scènes : « Réserver », « Au restaurant » et « L’addition ». Toucher une réplique en révèle la traduction. Le mode « Répéter pas à pas » invite à lire chaque réplique à voix haute, avec une barre de progression.
Pour ton app, liste les trois ou quatre situations où ta communauté t’écrit le plus : voyage, entretien, appel téléphonique. Chacune devient un dialogue court, que l’abonné refait souvent.
Le jeu de rôle, dans l’onglet Outils, va plus loin. L’abonné est au restaurant et répond lui-même. Chaque réponse change ce que dit le serveur ensuite. Réserver ou non, choisir le bar ou attendre la fenêtre, signaler une allergie, commander : la scène a plusieurs chemins, et elle se rejoue.
Pour chaque choix, trois niveaux : à éviter, correct, naturel. Une réponse trop sèche déclenche un conseil : « Give me water » devient « Could I have some water, please ? ». L’app montre l’alternative au moment de l’erreur, sans sanctionner.
Conjugaison et Mes erreurs
Le premier outil est la conjugaison. Les séries comptent cinq questions sur la formation du passé, avec verbes réguliers, verbes en e, consonnes doublées, verbes en y et irréguliers. Après chaque réponse, une courte note rappelle la règle.
Le deuxième outil s’appelle « Mes erreurs ». Chaque erreur, qu’elle vienne d’une carte, d’une conjugaison ou du jeu de rôle, y est enregistrée et revient jusqu’à ce qu’elle soit réussie. L’abonné révise les cartes ratées ou refait les verbes ratés en un geste.
Une erreur décourage souvent. Ici, elle devient une liste claire de ce qu’il reste à travailler. Toi, tu apportes les points où ta communauté trébuche vraiment.
Niveaux et rappel du soir
L’onglet Parcours affiche un niveau de A1 à B2, avec un nom parlant : les bases, le quotidien, se débrouiller seul, discuter avec aisance. Un compteur de mots appris indique la distance jusqu’au palier suivant. Un carnet permet de chercher un mot.
Dans le profil, l’abonné règle son objectif du jour (cinq, huit ou douze cartes) et un rappel du soir. Ce rappel n’arrive que si la série est en danger.
Ces niveaux mesurent ce qui a été fait dans l’app, pas un niveau officiel de langue. Aucune certification, aucun résultat annoncé. L’app rend la régularité visible.

Autour de ta méthode
Une app de langues vaut ce que vaut ta façon d’enseigner. Expressions du quotidien plutôt que listes de vocabulaire, insistance sur l’oral, préparation à une situation précise : tout se retrouve dans les cartes, les dialogues et les conseils.
Le déroulé : une maquette à ton nom, à tes couleurs, avec tes mots, avant que tu t’engages. Puis une première version testée avec un petit groupe de ta communauté. Puis le lancement. Ce groupe te dit quels dialogues sont trop longs et quelles notes manquent.
Dans la démo, le créateur s’appelle Ewan et l’app Parlons : ce sont des exemples. Ton app porte ton nom, ton logo et tes contenus, qui restent à toi.
Qui fait quoi
Toi : tes contenus, ta voix, tes couleurs, un retour de temps en temps, et chaque mois un post et quatre stories avec la mention « Collaboration commerciale ».
Nous : la maquette, le développement, l’hébergement, la maintenance, le support, le paiement, la facturation et un tableau de bord partagé. Tu n’avances rien, le net est partagé 50/50.
Ce qui plombe une app de langues
Promettre un résultat. Apprendre une langue dépend du temps, de la régularité et de la personne : l’app aide à tenir un rythme, elle ne garantit aucun niveau.
Vouloir couvrir toute la langue dès le départ. Des cartes bien choisies et quelques dialogues solides valent mieux qu’un catalogue immense.
Écrire des consignes trop longues. Un abonné qui a dix minutes dans le métro lit une phrase, pas un paragraphe. Et prendre un ton de manuel : une note dite comme dans tes vidéos se retient mieux.
Commence avec un mot du jour
Une première version peut se limiter à un mot du jour, une série de cartes sur un thème précis, un ou deux dialogues et un rappel du soir. Les niveaux, la conjugaison, le jeu de rôle et le carnet d’erreurs viennent après, selon ce que ta communauté utilise vraiment.
Ouvre Parlons depuis la page Apps : chaque écran et chaque bouton fonctionnent. Puis dis-nous ce que tu proposes à ta communauté, et on te prépare une maquette à ton nom.